Accessibilité des milieux culturels — une brochure pour sensibiliser (A5)
Pour recevoir la version pdf « imprimerie » ou pour commander la brochure imprimée, envoyez un email à l’adresse lepoissonsansbicyclette@gmail.com.
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Imposer à un.e enfant de rester assis.e et silencieux.se pour notre confort. Imposer à un.e enfant par décision de justice de rester sous la garde de son parent qu’iel a pourtant accusé.e de violences. Ne pas donner l’accès à un.e enfant à des informations, notamment concernant l’éducation à la vie sexuelle et affective et au respect de ses droits. Hurler sur un.e enfant, lae frapper, lui faire du chantage, lae priver de repas pour lae faire obéir à notre autorité... Alors même que de telles violences seraient jugées intolérables si elles visaient une personne adulte, et que l'enfant dispose de moins de ressources pour se protéger de ces violences qu'une personne adulte. Ces situations forment un continuum de domination à l'encontre des enfants que l'on conceptualise sous le terme d'adultisme. L'adultisme est l'oppression systémique des enfants par les adultes. Elle s'opère dans un système de domination omniprésent qui se retrouve dans la famille, à l'école, ou encore dans la justice. Elle repose sur l'idée que les enfants sont inférieur.e.s et devraient être soumis.e.s aux adultes parce qu'iels ont besoin de la protection des adultes pour grandir. Elle vient ainsi confondre le devoir de protection que les adultes ont envers les enfants avec le droit que les adultes prennent sur les enfants pour les contrôler et les dominer. Alors que les enfants (et les adultes) ont besoin d’une véritable relation avec leurs figures d’attachement pour construire leur sécurité affective, l’adultisme vient abîmer cette relation en la confondant avec un rapport de domination. La domination vécue enfant peut avoir de lourdes conséquences : troubles de l’attachement, difficultés à entrer en relation, amour de soi, estime de soi et confiance en soi fragiles, difficultés à connaître et poser ses limites, à reconnaître et s’extraire d’une situation de violence, troubles du comportement alimentaire, addictions... La domination adulte abîme, blesse, et tue, non seulement les enfants actuel.le.s, mais aussi les enfants qui ont grandi, et qui porteront en elleux le poids de ces blessures d’enfance. Notre responsabilité envers les enfants n’implique pas que nous ayons le droit de porter atteinte à leur intégrité, leur dignité et plus largement à leurs droits. On ne fait pas du mal à un.e enfant pour son bien. Jamais la violence tant physique que psychologique ne sera de l’amour. Cette étude vise ainsi à explorer en quoi l'adultisme impacte la sécurité affective et des enfants et des adultes, abîmant leur relation pour en faire un rapport de domination.
Dans cet entretien, Claire Caron, maïeuticienne et sexologue clinicienne, discute l'accompagnement actuel des grossesses trans*. Elle analyse comment ces grossesses sont invisibilisées et souvent perçues comme exceptionnelles, ce qui peut générer des violences dans les pratiques de soins. À travers son mémoire, elle propose des pratiques d’accompagnement inclusives, centrées sur le respect des identités, du langage et du consentement, qui, loin d’être spécifiques, pourraient bénéficier à l’ensemble des patient·e·x·s. Plus largement, elle montre que penser les grossesses trans* permet de questionner les normes médicales et sociales, de repenser la parentalité et d’ouvrir de nouveaux imaginaires du « faire famille », en dépassant les modèles traditionnels et en recentrant les pratiques sur les besoins des personnes.
Le dessinateur Bastien Vivès est accusé par la justice française de représenter de manière problématique des violences sexuelles sur mineur·es dans plusieurs de ses BD. Le discours médiatique (notamment dans Le Monde) autour de ce sujet a tendance à inverser les rôles en présentant l’auteur comme victime, à disqualifier les critiques en les accusant de confusion entre fiction et réalité, et à instrumentaliser la liberté d’expression pour protéger un ordre culturel établi. Cette analyse souligne que la fiction n’est jamais neutre : elle participe en effet à la construction du réel et ne saurait servir d’alibi pour éviter toute responsabilité éthique ou politique.
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