Travail mémoriel des femmes* : entre aliénation et résistances

La mémoire n’est ni innée ni neutre : elle est une compétence qui s’apprend, se cultive et se transmet, bien souvent de mère en fille. À ce titre, elle recèle un potentiel profondément féministe. Quels récits, quelles normes et quelles résistances circulent à travers ces transmissions ? Et comment penser la mémoire autrement, à partir de perspectives queer et décoloniales, pour transformer notre rapport au temps, aux autres et au vivant ?

“Faire famille” sans le romantisme ?

Une étude réalisée par Ambre, bénévole au Poisson sans Bicyclette, en novembre 2025. Dans la majorité des sociétés occidentales, le couple hétérosexuel monogame et la famille sont les deux principales structures présentées comme une norme, qui serait souhaitable par touxtes. Cependant, une grande partie de la littérature ces dernières années Lire la suite

Être handicapé·e et LGBTQIA+ : questionner l’impensé, comprendre l’effacement, remettre au centre des luttes

Handicap et identités LGBTQIA+ sont deux réalités souvent pensées séparément et rarement représentées ensemble. Cette étude s’appuie sur des témoignages et sur une mise en perspective historique et sociale pour montrer comment les personnes concernées par ces deux oppressions systémiques vivent à la fois des expériences d’invisibilisation et des discriminations croisées, tant dans la société en général que dans les espaces militants, culturels ou communautaires. Elle met en lumière les obstacles spécifiques liés à cette double appartenance – de la désexualisation des personnes handicapées aux difficultés d’accès aux espaces LGBTQIA+, en passant par la précarité renforcée et le poids du stress minoritaire. Mais elle souligne aussi les points de convergence entre les luttes queer et antivalidistes, et les ressources collectives qui émergent de ces parcours.

Public féminin et LGBTQIA+ sans chez-soi : le travail social en retard ou de mauvaise foi ?

Le travail social devrait-il prendre en compte les réalités spécifiques des femmes et des personnes LGBTQIA+ en situation de sans-chez-soirisme ? Cette étude rappelle que la précarité de logement recouvre une diversité de situations souvent invisibilisées : hébergement temporaire, séjours contraints chez un proche, conditions de logement indignes, ou encore fuite face à des violences. Dans ce contexte, l’absence apparente de femmes et de personnes LGBTQIA+ dans les services traditionnels ne reflète pas une absence de besoins, mais plutôt une inadéquation des réponses proposées. En s’appuyant sur une analyse des facteurs structurels de pauvreté, de discrimination et de violences fondées sur le genre et l’orientation sexuelle, cette étude met en lumière les limites des dispositifs actuels. Si certaines associations ont initié des démarches inclusives, la majorité reste centrée sur un modèle pensé pour les hommes cisgenres, reproduisant ainsi des exclusions.